Les vers de terre : les jardiniers de l’ombre

La terre du jardin est d’autant plus fertile si elle abrite de nombreux animaux et micro-organismes : ceux-ci vont décomposer la matière organique et la rendre utilisable pour nourrir les plantes.

Les vers de terre sont parmi ceux qui sont les plus visibles dans le sol : ils sont précieux, en outre, pour les galeries qu’ils creusent pour se déplacer. Ainsi, ils aèrent le sol et effectuent un drainage naturel : l’eau passera plus facilement, en particulier dans les sols lourds et argileux. Après la pluie, les terrains riches en vers de terre se ressuient beaucoup mieux et sont moins compacts. Ils se réchauffent aussi plus vite.

Ils permettent aussi une meilleure oxygénation des racines et favorisent l’évacuation du gaz carbonique, plus lourd que l’air, et qui a tendance à s’accumuler dans le sol.

La croissance des racines est aussi facilitée : celles-ci vont utiliser les galeries pour progresser plus facilement dans le sol. En plus, le long de ces galeries, elles vont profiter des excréments des vers de terre, enrichis en azote, facilement assimilables.

Dans les pelouses, leur présence est très facilement vérifiable : les turricules rejetés par les vers de terre sont constitués d’une terre enrichie en matières organiques. Ceux-ci sont cinq fois plus riches en azote assimilable, sept fois plus en phosphore, onze fois plus en potasse. Pour les amateurs de plantes d’appartement, c’est un excellent engrais naturel, et, en période de crise, il est gratuit, il suffit de se baisser et de le ramasser.

Pour favoriser le développement de ces précieux auxiliaires, il ne faut pas oublier d’apporter de la matière organique : du fumier ou des algues dans le potager, du compost sur le gazon, des paillages dans les massifs.

En faisant un peu d’efforts, nous favoriserons le développement de ces précieux auxiliaires, ils nous le rendront au centuple.

Attention toutefois, au jardin, le cuivre est toxique pour les vers de terre, il vaut mieux préférer le lithothamme pour traiter les maladies du jardin.

Les déchets du jardin : un trésor à réutiliser

A l’automne, nous préparons l’hivernage du jardin, c’est le moment du grand nettoyage. Il est vrai que le jardin est un grand producteur de déchets organiques de toutes sortes : tontes de gazon, fleurs fanées, plantes mortes, tailles d’arbustes et de haies, plantes adventices, feuilles mortes,… .

Deux solutions s’offrent à nous : soit les évacuer vers la déchetterie, et participer à l’engorgement de celle-ci, soit adopter une attitude plus citoyenne et respectueuse de l’environnement en les recyclant nous-même : les déchets du jardin vont nous servir à enrichir le sol et à protéger celui-ci.

Les déchets de taille de haies et d’arbustes fournissent un très grand volume de déchets. Ils sont très difficiles à composter tels quels et, mis en tas, ils se décomposent très mal : la solution consiste à les broyer plus ou moins finement, afin dans un premier temps de réduire considérablement leur volume. Sous cette forme, ils peuvent être utilisés sous forme de paillage : plus grossiers que les tontes de gazon, ils vont avoir l’avantage de durer plus longtemps, car, riches en lignine, ils se décomposent beaucoup moins vite.

On peut aussi les utiliser en couvre-sol du potager pendant la mauvaise saison : ils peuvent remplacer les engrais verts et seront enfouis au printemps pour enrichir le sol. On pourra aussi les stocker à l’abri pour les utiliser dans le compost en mélange avec les déchets verts riches en eau, au fur et à mesure que l’on voudra composter ceux-ci.

Les feuilles mortes peuvent aussi servir de protection au sol pendant l’hiver. Toutefois, certaines feuilles très dures demandent à être broyées à la tondeuse avant de les composter.

Pour réussir un bon compost, il faut bien mélanger les différents déchets entre eux, mais attention :

  • les déchets carbonés se mélangent avec les déchets azotés

  • les déchets humides avec les déchets secs

  • les déchets grossiers avec les déchets fins

Pour bien réussir son compost, il faut aussi mélanger le tas toutes les six semaines, par exemple en vidant le composteur et en le rechargeant ;

Pour les déchets de taille, il est aujourd’hui possible de louer un broyeur de végétaux, soit avec l’aide de la communauté de communes du Cap-Sizun, soit par l’intermédiaire de l’association des Jardiniers des deux baies.

Attention, Pesticides Danger ! Arrêtons le Massacre !

Bientôt, de nombreux champs vont se parer d’une couleur orangée, signe du traitement de la végétation à l’aide d’une spécialité à base de glyphosate.

Est-ce bien nécessaire?

Puis, beaucoup d’abords de maisons particulières, d’allées, de terrasses vont revêtir à leur tour, cette teinte caractéristique. C'est surement pour la facilité!

Pour continuer, plusieurs rues et trottoirs de nos communes et de nos bourgs vont subir à leur tour, les assauts de nombreux produits chimiques pour éradiquer certaines herbes envahissantes. Une belle bourgade est-elle une bourgade stérilisée?

 

Ces produits ne sont pas innocents!

 

Bien que la plupart d’entre eux portent la mention « biodégradables », ils ne sont pas sans risques, que ce soit pour la nature et l’environnement, ou pour notre santé.

Dans le sol et dans l’eau, ceux-ci se transforment, et leurs métabolites continuent leur action de destruction à petit feu. A la longue, ils se retrouvent dans les nappes phréatiques et nous ne tardons pas à les retrouver dans l’eau du robinet.

 

Comme les désherbants, les insecticides et les fongicides sont aussi des produits toxiques : leur action à long terme peut entraîner de graves problèmes. Les molécules se stockent dans les tissus de tous les composants de la chaîne alimentaire, et, plus celle-ci évolue, plus les concentrations augmentent.

 

N’oublions quand même pas que l’homme est le dernier maillon de cette chaîne, et, à ce titre, il va concentrer un maximum de produits.

 

Une enquête récente auprès de députés européens a démontré que plusieurs dizaines de produits dangereux se trouvaient dans leur sang. Pourtant, ces personnes n’ont jamais dû manipuler de tels produits !

 

Au contraire, les jardiniers amateurs et les employés communaux ne prennent souvent aucune précaution pour manipuler de tels produits. Quand aux doses administrées, elles font plutôt l’œuvre d’un joyeux hasard : pour être efficace, combien n’hésitent pas à forcer la dose ?

 

Les produits chimiques peuvent pénétrer dans notre corps à travers la peau, à la suite d’un simple contact, et leurs vapeurs vont profiter de notre système respiratoire pour entrer dans les poumons et rejoindre le système sanguin.

De plus, en traitant les légumes du potager, ceux-ci vont garder dans leurs cellules une partie des molécules du produit et, lorsque nous les mangeons, ils pénètrent notre organisme et vont se stocker dans plusieurs de nos organes, d’où ils pourront continuer leur travail de sape.

Il est vrai qu’aujourd’hui, l’apparition de plusieurs maladies est encore inexpliquée. Il y a peut-être là une relation de cause à effet.

 

Le Jardiniers des Deux Baies mettent aujourd’hui tout en œuvre pour mettre en garde les utilisateurs de ces produits Il existe d’autres méthodes pour travailler au jardin sans se faire empoisonner et en respectant la nature.

Le sapin de Noël : comment le récupérer au Jardin

Bien au chaud dans le salon, nous nous apprêtons à passer de bonnes fêtes de fin d’année. Pour la décoration, bon nombre d’entre nous allons acheter un sapin pour perpétuer la tradition. Coupé ou enraciné ? Pour ceux qui veulent garder un souvenir de ces fêtes, ils préfèreront un sapin en motte ou en pot de façon à le replanter dans le jardin. Pour les autres, un sapin coupé fera l’affaire : une fois broyé ou réduit en miettes, il pourra aller au compost et il servira à enrichir la terre.

Le choix de la variété, dans les 2 cas, a son importance. Le traditionnel épicéa commun est moins cher, mais il présente quelques inconvénients : il se dessèche très vite dans le salon, ses aiguilles piquent un peu et elles tombent rapidement. De plus elles sont vite inflammables lorsqu’elles sont sèches.

Le sapin de Nordmann est plus élégant. Son prix est aussi plus élevé, mais si l’on a l’intention de le replanter dans le jardin, il donnera un arbre au port plus majestueux. Ses aiguilles sont plus souples, réparties de part et d’autre du rameau et d’une couleur plus brillante que l’épicéa. De plus, elles sont plus résistantes à la sécheresse de nos demeures. Au jardin, il donnera des cônes dressés, qui atteindront 12 à 15 cm de long, verts en été et presque violets en hiver.

Pour l’originalité, vous pouvez adopter l’épicéa de Serbie. Il a une forme plus étroite que les précédents, avec des branches plus courtes et légèrement retombantes. Ses aiguilles sont plus courtes et plus charnues, de couleur vert foncé. Au printemps, ses bourgeons rouges sont très décoratifs.

 

Avant d’introduire le conifère dans le salon, trempez le pot ou la motte dans un grand seau d’eau, légèrement tiédie pendant au moins une heure. Cela l’aidera à supporter la sécheresse de l’atmosphère. Placez le dans un endroit pas trop proche de la cheminée, ni des appareils de chauffage. Si vous avez un chauffage par le sol, isolez votre sapin par un rondin de bois ou un tabouret (attention quand même à la stabilité).

 

De temps en temps, n’hésitez pas à le vaporiser d’un peu d’eau de pluie tiède, de la même façon que vous faites pour les orchidées. Sortez le dès la fin des festivités, après l’épiphanie, et installez le quelques jours dans une pièce fraîche et claire avant de le sortir à l’extérieur. Il supportera mieux la différence de température.

 

Pour la plantation, préparez un bon trou de 50cm en tous sens, apportez de la fumure organique (vieux fumier, compost, or brun ou bochevo). Mélangez cette fumure avec de la bonne terre et mettez une épaisseur de 20 cm de ce mélange dans le trou de plantation. Après avoir trempé la motte ou le pot dans un grand seau d’eau pendant une heure, posez votre plant dans le trou, complétez avec de la terre de jardin, tassez et arrosez. Si le plant est de bonne taille, installez un tuteur pour l’empêcher de bouger. Installez une bonne couche de paillage au pied et surveillez l’arrosage la première année.

 

Passez de bonnes fêtes de Noël et nous vous souhaitons une bonne et heureuse année au jardin !

Le nouveau broyeur est arrivé

Le nouveau broyeur , que nous avons pu acquérir avec la signature d'une convention avec la communauté de communes du Cap-Sizun, est arrivé.

Il a servi aujourd'hui pour une démonstration à la déchetterie de Pont-Croix, où nous avons pu montrer la puissance, la vitesse et la sécurité d'emploi du matériel.

Il pourra être mis à la disposition des adhérents dè le début du mois de mars. Les réservations sont à faire auprès de Jean-Pierre Calvar, au même tarif que pour l'ancien broyeur.

Les photos sont visibles sur le site, catégorie Photos.

Bon paillage et bon compostage à tous !